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+ Eqko : une perspective plus quotidienne sur les avatars de nos sociétés...

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14 juin 2011

Problèmes de santé...

Deux articles de quotidiens français qui devraient « faire sonner une cloche » (pardonnez l’anglicisme) aux oreilles des Québécois… et autres Canadiens… Le premier, paru dans le Figaro s’intitule « L'inquiétant vieillissement des médecins français », et le second, du Parisien, « Les médecins étrangers se mobilisent ».

En dehors des chiffres (qui mériteraient peut-être une étude comparée), l’article du Figaro note le même type de disparités que l’on rencontre ici entre métropoles et régions (mêmes si celles-ci sont moins éloignées les unes des autres en France qu’au Canada). D’autres problèmes et souhaits semblent similaires mais la grande surprise est que (je cite!) « 95 % [des médecins qui ont choisi d’exercer en cabinet privé – ce qu’on appelle “mode libéral”] se disent satisfaits, assez satisfaits ou très satisfaits de leur exercice » ! (http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/06/13/04016-20110613ARTFIG00446-l-inquietant-vieillissement-des-medecins-francais.php)

Quant à l’article du Parisien, qui n’est pas en accès libre, il décrit une situation quelque peu différente de la nôtre puisqu’il s’agit en France d’imposer un examen à des médecins qui pratiquent déjà dans des hôpitaux au lieu de les en dispenser (ou de faciliter leur intégration). Mais en dépit de cette inversion temporelle des pratiques, il semble bien que la validation des diplômes étrangers pose problème là comme ici.

29 avril 2011

En Inde, l'impact meurtrier d'un insecticide…


Selon Mediscoop…

Le Monde se penche sur « l’impact meurtrier d’un insecticide » en Inde. Le journal remarque ainsi : « Malgré des pressions croissantes de la population, le gouvernement refuse d'interdire l'endosulfan. Dans les plantations [de noix de cajou] du sud de l'Inde, on l'appelle le "spray de la mort" ».
« L'endosulfan, un insecticide introduit dans la péninsule dans les années 1950, aurait causé la mort de 500 habitants. […] Quatre mille habitants [du nord du Kerala] exposés à ce pesticide souffrent de malformation, de cancers et de troubles neurologiques », 
note le quotidien.
Le Monde rappelle que « cet insecticide a été interdit au début des années 2000 [dans deux Etats de l’Inde] comme dans 87 pays dans le monde. […] Mais New Delhi réclame des preuves scientifiques supplémentaires avant de prendre sa décision » au niveau national.
Le quotidien observe que « les effets de cette substance chimique, au moins dans le Kerala, sont pourtant connus depuis une vingtaine d’années. […] Pour les scientifiques, la dangerosité de ce produit, encore utilisé aussi en Chine et en Afrique, n’est pas discutable ».
Le Monde remarque que « les intérêts économiques sont importants », indique que « l’Inde justifie son refus d’interdire le produit par l’absence d’alternative bon marché », puis fait savoir que « des associations ont déposé, mardi 26 avril, un recours devant la Cour suprême de justice dans l’espoir que celle-ci ordonne l’interdiction de l’insecticide. Cette décision ouvrirait également la voie au versement de compensations financières pour les victimes ».
Le journal note par ailleurs que « les dangers de l’endosulfan [seraient] bientôt reconnus internationalement », expliquant : « L’endosulfan va-t-il venir rejoindre la liste des polluants organiques persistants interdits par la convention de Stockholm ? Réunie à Genève, la 5ème conférence des parties de la convention a fait du sujet l’enjeu principal de ses discussions. Une majorité de gouvernements est en faveur d’un bannissement de cette substance ».

No comment si ce n’est pour verser cet entrefilet au dossier de l’amiante : l’Inde est-elle vraiment en mesure d’en réglementer l’utilisation?